La campagne des législatives à Alépé prendrait une autre tournure, selon les récents propos tenus par Hermann Aboa, fils de la localité et candidat aux législatives. Alors que la campagne électorale bat son plein, le candidat indépendant déplore des agressions verbales et de nombreuses tentatives d’intimidation de certains adversaires politiques.
La campagne des élections législatives à Alépé bat son plein depuis quelques jours. La circonscription est âprement disputée par les principales formations politiques, en l’occurrence le PDCI RDA. A côté de ce duel entre partis politiques, Hermann Aboa, fils de la localité, tente de tracer son chemin. Alors qu’il est sur le terrain avec son équipe de campagne, le journaliste ivoirien se dit victime de plusieurs agressions verbales pendant cette campagne des élections législative à Alépé : «Depuis la deuxième journée de cette campagne, depuis samedi, un malaise s’installe. Un malaise profond, persistant, inquiétant. Ce ne sont pas des divergences d’idées – elles sont normales en démocratie – mais des pratiques qui rappellent de tristes habitudes que nous pensions révolues.
Samedi nuit, aux environs de 21h45, de retour d’une tournée sur l’axe Comoé du pays Gwha, au niveau de Monga, notre cortège a été pris à partie. Agressions verbales, provocations inutiles, tension palpable. La scène aurait pu dégénérer. Elle ne l’a pas été. Parce que j’ai choisi l’apaisement. Je suis descendu de mon véhicule, j’ai demandé à mon staff de se retenir, et j’ai serré la main de mon adversaire, le maire candidat, par esprit de fair-play. Voilà ma conception de la politique : convaincre, pas intimider. Mais les faits se sont répétés. À Tebikoi, dans la sous-préfecture de Danguira, hier dimanche, à peine avions-nous présenté nos civilités à la chefferie qu’un individu arborant le tee-shirt de l’un des autres candidats, le maire RHDP candidat indépendant, a été autorisé par la chefferie à s’assoir.
Une confusion entretenue, volontaire ou non, sur laquelle j’ai immédiatement interpellée le chef résident. Plus troublant encore, comme informés de chacun de nos déplacements, des éléments du même maire candidat sont arrivés au même moment à la chefferie, sous prétexte de salutations, dans une attitude qui relevait davantage de la provocation que du hasard. Et face à cela, un silence pesant de la chefferie.», a déclaré le candidat indépendant. Les élections législatives en Côte d’Ivoire ont mobilisé plus d’un millier de candidats. Le parti au pouvoir entend consolider son statut de première force politique du pays.



