Crédit d’enlèvement à la douane : Tiémoko Assalé crache ses vérités

Le relèvement du crédit d’enlèvement au niveau de la douane ivoirienne a été annoncé il y’a de cela plusieurs mois. Selon les informations dont nous disposons, la  mesure devrait entrer en vigueur dès le premier janvier 2026.

Le crédit d’enlèvement à la douane ivoirienne passe de 25 millions à 50 millions de francs Cfa désormais. L’information, révélée depuis l’année dernière, entrera en vigueur dès le premier janvier 2026, selon le député maire Tiémoko Assalé. Dès l’annonce de cette mesure de relèvement du crédit d’enlèvement à la douane ivoirienne, Tiémoko Assalé fut l’une des premières personnalités politiques à avoir condamné cette mesure. Ce jeudi 20 novembre 2025, le député réaffirme sa pleine opposition à cette décision prise par les autorités ivoiriennes, arguant qu’elle condamnerait de nombreuses PME de ce secteur au chômage :

«La recente décision de la direction des douanes, prise sans large consultation, d’augmenter le crédit d’enlèvement des PME ivoiriennes dans le secteur du transit, en le faisant passer de 25 millions à 50 millions, menace directement la survie de plus de 70 % de ces entreprises et condamne des milliers de travailleurs au chômage. Depuis le début de l’année, de nombreuses PME de transit ont déjà interrompu leurs activités, témoignant d’une situation alarmante. Cette mesure, en définitive, favorise l’émergence de PME créées par des multinationales et d’anciens agents des douanes, désormais transitaires, au détriment des petites structures locales qui font la richesse de notre tissu économique.», a déclaré le député maire de la localité de Tiassalé.

Selon l’élu ivoirien, cette mesure cacherait d’autres desseins, comme par exemple celui d’écarter certaines PME de ce secteur pour permettre aux grandes multinationales d’accroitre et renforcer leur présence dans ce secteur économique : «Annoncer une telle décision à la mi-décembre pour une application immédiate au 1er janvier, sans laisser aux PME un délai suffisant de 6 à 12 mois pour s’adapter, illustre une volonté manifeste d’exclure les petites entreprises. Ce choix s’apparente à une invitation à céder tous les marchés aux puissants du secteur, au détriment de l’entrepreneuriat local et de l’emploi.», a poursuivi le député ivoirien, candidat aux prochaines élections législatives en Côte d’Ivoire.

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