La mise en garde-à-vue de Brédoumy Soumaila inquiète au sein du PDCI RDA. Fraichement rentré au pays après son exil, le député de l’opposition a été convoqué à la préfecture de police. Aux dernières nouvelles, l’élu ivoirien a été placé en garde-à-vue, une situation que condamne sa famille politique.
La mise en garde-à-vue de Brédoumy Soumaïla à la préfecture de police a suscité une vague de condamnation au sein du PDCI RDA, l’un des principaux partis d’opposition en Côte d’Ivoire. Il y’a quelques mois de cela, le porte-parole du PDCI RDA prenait le chemin de l’exil, au motif qu’il craignait une éventuelle arrestation. Fraichement rentré de son exil, et candidats aux élections législatives, le député de l’opposition a été convoqué à la préfecture de police. A l’issue de son audition, il sera placé en garde-à-vue. Ce jeudi 27 novembre, le parti démocratique de Côte d’Ivoire réagit à la mise en garde-à-vue de l’élu ivoirien :
«Le PDCI-RDA observe que ces faits ne relèvent pas du hasard. Ils traduisent une stratégie d’intimidation, de harcèlement et de mise sous pression des voix dissidentes, notamment celles issues de l’opposition démocratique. Ce climat répressif installe une peur politique organisée, incompatible avec l’État de droit, la démocratie pluraliste et le respect des institutions. Le PDCI-RDA s’indigne de la dérive totalitaire en cours en Côte d’Ivoire, un Etat dans lequel un député est arrêté sans procédure, retenu sans autorisation, empêché de se déplacer pour se soigner, ou réduit au silence parce qu’il s’oppose. Le PDCI-RDA prend la Nation ivoirienne et la Communauté internationale à témoin.
Le PDCI – RDA en appelle solennellement : Aux Députés de la Nation afin qu’ils mesurent la gravité de la violation de leur immunité parlementaire garantie par la Constitution et qu’ils la défendent, nonobstant leur appartenance politique.», explique le nouveau directeur exécutif du parti dans son communiqué. Après avoir alerté la communauté internationale, le parti démocratique de Côte d’Ivoire a exigé la libération immédiate de l’élu interpellé dès son retour au pays.



