Laurent Gbagbo annonce ce lundi le lancement d’un mouvement pour la libération des ‘‘prisonniers d’opinion’’. Au cours du mois d’octobre, plusieurs personnes ont été interpellés en Côte d’Ivoire pour troubles à l’ordre public et actes de terrorisme, à l’instar de la tentative d’incendie déjouée à FOXTROT en octobre dernier.
Laurent Gbagbo a lancé ce lundi un nouveau mouvement pour la libération des ‘‘prisonniers d’opinion’’. Le mois d’octobre a été marqué par quelques tensions en Côte d’Ivoire. En pleine campagne électorale, plusieurs partisans de l’opposition ont commis des actes hautement repréhensibles dans le but d’empêcher la tenue des élections. Le siège de la CEI locale dans la localité de Yamoussoukro a par ailleurs été incendié. Une patrouille de gendarmerie a même été l’objet d’une attaque armée, une attaque qui coutera la vie à un gendarme, le lieutenant Danioko récemment inhumé.
A cela s’ajoute les violents affrontements à Nahio le jour des élections, des affrontements qui ont fait plusieurs dégâts et aussi des pertes en vie humaines. Des centaines de manifestants se sont donc retrouvés devant la justice pour les nombreux actes de vandalisme et de troubles à l’ordre public causés pendant la période, alors que les manifestations avaient été strictement interdites pendant cette période. Sur la question des manifestants interpellés, le PPA CI fait une autre analyse.
Pour le parti de Laurent Gbagbo, il s’agit de manifestants interpellés dans le cadre de l’expression de leurs droits. Laurent Gbagbo a annoncé ce lundi 24 novembre le lancement de l’initiative pour la libération de ces ‘‘prisonniers d’opinion’’, avec plusieurs objectifs à la clé : «L’ILPO constitue une action structurée, citoyenne et déterminée, visant à obtenir la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers d’opinion en Côte d’Ivoire.
Objectifs de l’Initiative pour la Libération des Prisonniers d’Opinion:
• Obtenir la libération de toutes les personnes détenues pour leurs opinions politiques. • Documenter et dénoncer systématiquement les violations des droits humains liées aux arrestations arbitraires.
• Soutenir moralement, juridiquement et socialement les prisonniers d’opinion et leurs familles.
• Mobiliser les organisations nationales et internationales engagées dans la défense des libertés publiques.», lisons-nous dans un communiqué du parti ce lundi. Plusieurs cadres du PPA CI ont été interpellées pendant cette période. Le dernier en date est Damana Pickass, arrêté à Bingerville dans une résidence.



