Le député Bredoumy Soumaïla placé sous mandat de dépôt

Le député Bredoumy Soumaïla a été placé sous mandat de dépôt, selon une information transmise par Tiémoko Assalé, citant les conseils de l’élu de l’opposition. Rentré au pays dans le courant de cette semaine, le porte-parole du PDCI RDA avait été convoqué à la préfecture de police.

Le député Bredoumy Soumaïla vient d’être placé sous mandat de dépôt après sa garde-à-vue. L’information a été rapportée par le journaliste investigateur Tiémoko Assalé, qui cite les avocats du député PDCI : «Le député Bredoumy, porte-parole du PDCI, a, selon ses avocats, été placé sous mandat de dépôt pour être écroué au PPA (ex-Maca), notre maison commune tant que nous sommes en vie, que l’on soit dans l’opposition ou au pouvoir. D’après son conseil, M. Bredoumy a été arrêté alors qu’il bénéficie d’une immunité parlementaire, mais les faits qui lui sont reprochés relèveraient, selon le parquet, du « flagrant délit », seul cas où un député peut être entendu et arrêté sans lever son immunité parlementaire.», a déclaré le président du mouvement politique ADCI.

Rentré à peine au pays, le député Bredoumy Soumaïla a été convoqué à la préfecture de police le mercredi 26 novembre dernier. Suite à cette convocation, l’élu sera placé en garde-à-vue, une situation que contestera son parti, le PDCI RDA à travers un communiqué. Le parti démocratique de Côte d’Ivoire a exigé la remise en liberté de son porte-parole interpellé dès son retour en Côte d’Ivoire. Cette remise en libération immédiate est désormais compromise avec le placement sous mandat de dépôt du député Bredoumy Soumaïla, porte-parole du PDCI RDA.

L’élu d’opposition figure sur la liste des personnalités PDCI candidates aux élections législatives du 27 décembre prochain. Sans se prononcer sur le fonds de cette interpellation, Tiémoko Assalé estime qu’il aurait été plus sage d’envisager des alternatives autres que l’incarcération pour l’élu du PDCI : «Nul n’est au-dessus des lois, mais lorsqu’un prévenu bénéficie de la présomption d’innocence — parce qu’il n’a pas encore été définitivement condamné et qu’il offre de solides garanties de représentation — il est possible de poursuivre la procédure sans l’incarcérer, la liberté étant de droit et la privation de liberté, l’exception.

Le contrôle judiciaire, par exemple, permet de confisquer le passeport du prévenu et de lui imposer des mesures contraignantes jusqu’au jugement. C’est le cas dans l’affaire Kome Bakary : malgré des inculpations pour plusieurs infractions et l’annulation de son acte de naissance pour « fraude », il demeure en liberté sous le contrôle d’un juge d’instruction.», a réagi le président du parti ADCI.

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