Le relèvement du crédit d’enlèvement à la douane ivoirienne entrera en vigueur dans le courant de l’année 2026. Dans un communiqué publié ce jeudi 20 novembre, le syndicat des transitaires a souhaité un report de cette mesure jusqu’à fin 2028.
Le relèvement du crédit d’enlèvement à la douane ivoirienne est un coup pour de nombreux transitaires. Fin 2024, le gouvernement annonçait une hausse du crédit d’enlèvement auprès de la douane ivoirienne. A cette époque, Tiémoko Assalé avait protesté contre cette mesure, arguant qu’elle pourrait mettre au chômage plusieurs jeunes entrepreneurs ivoiriens. A l’approche de la mise en vigueur de cette mesure, c’est le syndicat des transitaires qui tente désormais d’interpeller le gouvernement ivoirien sur ce relèvement du crédit d’enlèvement à la douane :
«Le Syndicat Autonome des Transitaires de Côte d’Ivoire (SYNAT-CI), soucieux de l’avenir de la corporation dont il a librement pris la décision de porter la voix, va s’illustrer une fois de plus en tirant la sonnette d’alarme pour porter à la connaissance du public, une situation qui, si on n’y prend garde, signera la mort programmée de plusieurs petites et moyennes entreprises ivoiriennes du secteur du transit douane, et privera des milliers de familles de leurs sources de subsistance… Le 19 décembre 2024, la Direction Générale des Douanes (DGD) prenait la décision par la circulaire n° 2334 de relever de 25 à 50 millions de francs cfa le niveau du crédit d’enlèvement minimum exigé pour exercer la profession de commissionnaire en douane agréé (CDA).
Aujourd’hui, c’est-à-dire, juste un an après cette augmentation dont les séquelles sont encore béantes, elle projette de mettre en exécution un projet d’une seconde augmentation, en portant ledit crédit à 100 millions et la caution à 50 millions de fcfa, soit augmentation arithmétique de 400% pour le crédit et de 100% pour la caution en espace d’un an.», lisons-nous dans le communiqué du SYNAT-CI. Les transitaires réunis au sein de cette association syndicale dénoncent une décision prise sans concertation préalable avec des acteurs concernés.
Le SYNAT-CI a d’ailleurs appelé le gouvernement à engager des concertations inclusives. Le syndicat appelle aussi le gouvernement à reporter l’entrée en vigueur de cette mesure prévue pour janvier 2026 : «Reporter toute augmentation éventuelle du crédit d’enlèvement et de la caution à fin 2028», explique le SYNAT-CI. L’entrée en vigueur du relèvement du crédit d’enlèvement à la douane ivoirienne pourrait pousser les transitaires à revaloriser les coûts de leurs prestations, ce qui aura inéluctablement une incidence sur le coût des véhicules.



